Acrobate
Le Panoptique d’Autun – Musée Rolin
Autun, France
www.musees-patrimoine-autun.com
🇫🇷

Acrobate.
A voir dans l’exposition Merveilles choisies, au Muséum d’histoire naturelle d’Autun.
Époque gallo-romaine, France. Alliage cuivreux.
Découvert à Autun, sans provenance exacte, au XIXe siècle.
Provient des collections de la Société éduenne, données à la ville en 1954.
Le Panoptique d’Autun – Musée Rolin, inv. B 3030 © Ville d’Autun.
Texte : Agathe Mathiaut-Legros, directrice des musées et du patrimoine, Ville d’Autun.
Cette petite statuette en alliage cuivreux, moulée d’une seule pièce, est un support décoratif de meuble ou d’ustensile. Les yeux, dont la pupille est en creux, étaient peut-être incrustés. Les pieds sont légèrement inclinés vers l’arrière, laissant imaginer plutôt un support de trépied ou de lampe. Un acrobate se tient en équilibre sur les mains, la tête fortement redressée et tournée vers l’extérieur. Le corps cambré, avec les pieds bien placés au-dessus de la tête, présente une musculature marquée par l’effort au niveau des épaules et des pectoraux. Les traits du visage, nez large, lèvres épaisses, semblent de type africain. L’athlète est vêtu d’un court pagne serré, remontant à l’entre-jambe pour former une sorte de culotte et sa tête est protégée d’un bonnet quadrillé muni d’une mentonnière. Il s’agit de la tenue classique des sportifs du monde romain.
La figure humaine est fréquemment utilisée comme motif décoratif sur des pièces de support de meubles. À côté de l’atlante, personnage masculin souvent barbu et affligé (sur le modèle d’Atlas portant le monde), qui porte son poids sur son dos ou ses épaules, vient la figure de l’acrobate, exprimant la même fonction sur un mode plus athlétique. Un certain nombre de figurines analogues, hautes de 8 à 10 cm, ont été découvertes dans le monde romain. Si les qualités de réalisation et de finition sont variables, toutes présentent cette posture caractéristique, mettant le corps et sa musculature en valeur, et la même tenue typique des athlètes et bateleurs. Les traits du visage ne sont pas traités de manière uniforme. Plus ou moins bien travaillés, plus ou moins caractérisés, ils expriment aussi par leur diversité celle des peuples du monde romain.
