TRÉSOR D’ARCHIVES # 08

🇫🇷

Extrait des Contractz d’acquisitions faictes par la Royne mère
de l’hostel de Luxembourg et maisons proches et contigues.
Bibliothèque du Sénat, cote RFP0029_M © Sénat (France)

Note : 5 sur 5.

Texte : l’équipe des Archives du Sénat.

Puissant seigneur allié aux familles royales allemande et anglaise, François de Luxembourg (1542-1613) possède un hôtel particulier au sud de Paris. Marie de Médicis (1575-1642) apprécie cet endroit où son fils aîné chasse, dans un quartier où sont établis de nombreux ressortissants italiens. Son amie d’enfance, Léonora Galigai, épouse de Concino Concini, maréchal de France et marquis d’Ancre, loge rue de Tournon à quelques pas de l’hôtel de Luxembourg. Après avoir dans un premier temps loué cet hôtel, Marie de Médicis s’en porte acquéreuse, le 2 avril 1612, pour un montant de 93 000 livres. L’acte est signé de la main de la souveraine le 16 avril 1612. Les Contractz d’acquisitions faictes par la Royne mère de l’hostel de Luxembourg et maisons proches et contigues sont reliés dans un recueil donné à la Chambre des pairs par l’abbé de Champeaux en 1825. Ce document de 178 pages est conservé à la bibliothèque du Sénat. Intégralement numérisé, il est disponible en ligne sur le site Mémoire du Sénat, accessible à tous depuis février 2025. [Le document numérisé est visible ici.]

Transcription :
« Par devant les notaires etc. fut présent en sa personne hault et puissant prince Messire François, duc de Luxembourg et de Piney, pair de France, chevalier des deux ordres du Roy, conseiller en ses conseils d’Estat et privé et cappitaine de cent hommes d’armes de ses ordonnances, demeurant ordinairement en son hostel sciz à Sainct Germain des Prés, rue de Vaugirard, vulgairement appelé l’hostel de Luxembourg, lequel de son bon gré a recongneu et confessé avoir vendu, ceddé, quitté, transporté et dellaissé, et par ces présentes vend, cedde, quitte, transporte et dellaisse du tout dès maintenant à toujours sans aucune garantie ne restitution de deniers en quelque sorte et manière que ce soit à très haulte, très puissante et très excellente princesse Marie par la grâce de Dieu royne de France et de Navarre, ce acceptante, achepteresse pour elle, ses hoirs et ayans cause […] »
Source : Arthur Hustin, Le Luxembourg : son histoire domaniale, architecturale, décorative et anecdotique (1611-1911), 1911, Paris : Imprimerie du Sénat, p. 11.