Musée de Lons-le-Saunier
Lons-le-Saunier, France
lonslesaunier.fr

Le musée municipal
© Musée de Lons-le-Saunier / David Vuillermoz
Le musée de Lons-le-Saunier a été fondé en 1817 par la Société d’émulation du Jura. Constitué en grande partie de dons successifs importants, le musée a été installé initialement dans une salle de la préfecture, puis transféré en 1857 dans une aile de l’hôtel de ville, devenu aujourd’hui hôtel d’honneur.
La section beaux-arts est la seule visible de manière permanente de nos jours. Le parcours présente, au rez-de-chaussée, une partie de la collection de sculptures et, au premier étage, de peintures. Deux salles, dont l’espace patrimonial de l’ancienne bibliothèque, sont consacrées aux expositions temporaires, qui présentent notamment par roulement les collections archéologiques et d’histoire naturelle. Chaque trimestre, une vitrine dédiée, le Rendez-vous au musée !, vient mettre en lumièreun objet ou ensemble d’objets de ces collections peu accessibles.
La collection beaux-arts présente des sculptures du XIXe siècle, créées par les artistes Antoine Etex (1808-1888), François-Rupert Carabin (1862-1921), Max Claudet (1840-1893) ou encore Jean-Joseph Perraud. Cet artiste d’origine jurassienne (1819-1876) légua au musée le fonds de son atelier, ainsi que sa propre collection d’œuvres d’art. Parmi ses œuvres les plus prestigieuses, citons L’Enfance de Bacchus, Les Adieux de Jason, Le Désespoir et Le Drame lyrique, plâtre original du groupe en pierre ornant la façade de l’Opéra Garnier à Paris.
Le fonds de peintures est riche de nombreux chefs-d’œuvre représentatifs des écoles nordique, italienne et française. Le Massacre des Innocents et Le Dénombrement de Bethléem de Pieter Brueghel le Jeune (1564-1637/38), Ce que font les gens pour de l’argent d’Adriaen Van de Venne (1589-1662), L’annonce aux bergers d’Adam Colonia (1634-1685) comptent parmi les tableaux significatifs de la peinture nordique du XVIIe siècle. L’école italienne des XVIIe et XVIIIe siècles est présente par des œuvres telles que Rosemonde forcée de boire dans le crâne de son père de Pietro della Vecchia (1605-1678), Hero et Leandre d’Antonio Triva (1626-1699) et Andromède et Persée de Pietro Negri (1628-1679).
L’école française est représentée par des tableaux du XVIIIe siècle, en particulier ceux de Nicolas Bernard Lépicié (1735-1784) et de Charles Meynier (1768-1832), ainsi que par des artistes du XIXe siècle, dont Gustave Courbet (1819-1877) avec cinq tableaux, parmi lesquels Le Chasseur allemand et La grotte sarrazine. Un focus sur le sculpteur-ébéniste et mécène Jean-Paul Mazaroz achève le parcours permanent.

L’Enfance de Bacchus, par Jean-Joseph Perraud
© Musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier / Jean-Loup Mathieu

La grotte sarrazine, par Gustave Courbet
© Musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier / Jean-Loup Mathieu


